Désarmement et contrôle des armements

La Mission Permanente de la Grèce auprès de l'Office des Nations Unies à Genève participe soit en tant que membre, soit en tant qu’observateur, à toutes les réunions et conférences de délibération qui ont trait au désarmement à Genève.

Dans le domaine du désarmement et de la limitation des armements, l'Office des Nations Unies à Genève est le lieu de la réunion du forum multilatéral des négociations, de la communauté internationale en matière de désarmement, par excellence, soit de la Conférence sur le Désarmement (CD) ainsi que d’un certain nombre de conventions telles que la Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines des armes classiques, la Convention sur les armes bactériologiques (biologiques) ou toxiques et la Convention sur l’interdiction des Mines Anti-personnelles.


Conférence sur le Désarmement (CD)

La Conférence sur le désarmement est une instance de l’Organisation des Nations Unies. Elle a succédé à d’autres structures traitant de la limitation des armements depuis 1960. Elle a été créée en 1979 comme le seul forum de négociations multilatérales pour le désarmement, dès la première session spéciale sur le désarmement de l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1978.

La CD a hérité d'une liste de priorités (UNSSOD I), encore considérée actuellement comme la base de son travail, bien que son ordre du jour se concentre essentiellement sur les questions suivantes : cessation de la course aux armements nucléaires et désarmement nucléaire ; prévention de la guerre nucléaire ; prévention d'une course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique ; Arrangements internationaux efficaces pour garantir les États non dotés d.armes nucléaires contre l.emploi ou la menace de ces armes ; nouveaux types et systèmes d’armes de destruction massive ; programme global de désarmement et de transparence dans le domaine des armements.

Depuis la fin des négociations sur la Convention des Armes Chimiques (CWC) en 1992 et la négociation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires de 1994-96, soit une dizaine d’année, la CD se trouve dans une impasse.

Après plusieurs décisions en vue de son élargissement, la CD comprend maintenant 65 Etats-membres représentant chaque région géographique.

La Grèce participe en tant qu’observateur au travail de la CD. Elle est la première sur la liste des pays candidats pour la pleine adhésion, ayant fait sa demande dès 1982.


Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines des armes classiques (CCW)

La Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, comporte la Convention-cadre et cinq protocoles qui interdisent ou limitent l’emploi de certains types particuliers d’armes qui sont réputées infliger des souffrances inutiles ou injustifiables aux combattants, ou frapper sans discrimination les civils.

Les catégories des armes concernées sont ces relatives aux éclats non localisables (Protocole I), les mines, les pièges et autres dispositifs (Protocole II), les armes incendiaires (Protocole III), les armes utilisant le laser (Protocole IV) et les restes explosifs de guerre (Protocole V).

La Convention en incorporant les principes fondamentaux de la loi du conflit armé, constitue un des principaux instruments de la loi humanitaire internationale, complétée par les conventions de Genève de 1949 pour la protection des victimes de guerre avec leurs protocoles additionnels de 1977.

La Convention a été adoptée en 1980 et est entrée en vigueur en 1983. À présent 102 États sont parties à la Convention.

La Grèce a signe la Convention en 1980, et elle a notifiée au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, en sa qualité de Dépositaire de la Convention, son consentement à être liée par les Protocoles I, II et III en 1992, par Protocole IV en 1997, par le Protocole II modifié en 1999 et a notifiée son consentement à être liée par l’article premier modifié en 2004.


Convention sur les Armes Biologiques et Toxiques (BTWC)

La Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, était le premier traité multilatéral de désarmement interdisant une catégorie entière d’armes.

On la considère unanimement comme élément central dans les efforts de la communauté internationale pour lutter contre la prolifération des armes de destruction massive.

La Convention a été adoptée en 1972, elle est entrée en vigueur dans 1975 et compte 156 États-Parties.

La Grèce a signé la Convention en 1972 et a déposé son instrument de ratification le 10 décembre 1975, participant activement depuis au processus de son application.


Convention sur les Mines Anti-Personnelles (APLC)

La Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, , est généralement désignée sous le nom de Convention d’Ottawa ou Traite d’interdiction d’utilisation des mines anti-personnelles.

La Convention a été ouverte a la ratification a Ottawa en 1997. Elle est entrée en vigueur en 1999. À présent, 155 États ont officiellement consenti à être liés par la Convention. Les Etat-Parties s’engage a détruire entre quatre ans de l’entrée en vigueur de la Convention tous leur stock des mines antipersonnelles et à détruire toutes les mines antipersonnel dans les zones minées sous leur juridiction ou contrôle, au plus tard dix ans après l'entrée en vigueur de la Convention.

La Grèce a signé la Convention en 1997 et a déposé son instrument de ratification, simultanément avec la Turquie voisine, le 25/09/2003. Depuis l'entrée en vigueur en mars 2004, la Grèce en respectant ses engagements a régulièrement soumis son rapport sur les divers aspects de la mise en œuvre de l’instrument, aux termes de l’article 7 de la Convention.